Apprendre à gérer le pouvoir des mots

Dans cette vidéo, j’aimerais vous montrer que vous devez vraiment être vigilant avec vos mots et les utiliser à bon escient que ce soit envers les autres ou envers vous-même. Car les mots ont un pouvoir.

Les mots. Les mots ont un pouvoir. Et parfois on ne s’en rend pas assez compte.

Un mot a le pouvoir de blesser, de vous rendre malheureux, de vous mettre en colère. Mais un mot a aussi le pouvoir vous guérir, de vous faire sourire ou de vous faire vous sentir aimé.

Qui a déjà ressenti toute une gamme d’émotions, juste à cause d’un seul petit mot ?

Une colère incontrôlable qui s’est emparée de vous soudainement à la suite d’un mot ?

Une immense joie qui vous ressentez grâce à un petit mot ?

Une tristesse inconsolable juste après avoir entendu ce mot ?

Un sentiment d’amour inconditionnel qui vient du plus profond de vous-même ?

Tout ça, juste à cause d’un seul petit mot …

Les mots et les autres

Les mots qui blessent 

Je suis certaine que vous avez encore en tête les paroles de quelqu’un qui vous a blessé même si cela s’est passé il y a des années. Vous pouvez revivre cette scène comme si c’était hier. Et comme on a l’habitude de le dire « les mots résonnent encore dans votre tête ». Je peux personnellement me revoir à l’époque du collège. Je suis dans la cours de récré, à rigoler avec mes copines. Je me sens bien. Et ce garçon, que je ne connais ni d’Eve ni d’Adam, s’approche de moi et me lance un « T’es moche! ». Ces mots m’ont fait l’effet d’un coup de poing, une baffe tellement puissante qu’encore aujourd’hui je m’en rappelle comme si c’était hier. En un instant, il a su bouleverser mon monde intérieur.

Pourquoi ? Pourquoi les mots ont-ils un tel pouvoir ?

Ma réponse, et elle n’est pas facile à entendre, c’est parce que vous le voulez bien.

C’est vous, qui donnez le pouvoir aux mots. Un mot, seul, n’a pas de force, n’a pas de pouvoir.

C’est vous qui lui donnez.

On en revient toujours aux mêmes choses, mais c’est important de le répéter. C’est votre interprétation de l’évènement ou des mots qui en fait leur puissance. Pas les mots en soi.

Si le garçon m’avait dit, avec l’intention de me blesser « pouaah t’es grande! » est-ce que cela aurait eu le même impact sur moi ? Je ne pense pas. Car oui, j’étais grande (Je n’ai pas bougé physiquement depuis la 4ème alors oui au collège, j’étais grande) mais je l’avais accepté et j’y voyais plutôt des avantages.

En revanche, là, avec son propos « T’es moche » il a touché une corde sensible. Il a trouvé une faiblesse en moi. Un problème que moi j’ai à résoudre. Et c’est pour cette raison uniquement que ses mots ont eu un tel pouvoir sur moi.

Alors, si des mots ont pouvoir sur vous, cherchez le « pourquoi ». Cherchez le problème qui est vous. Essayez de comprendre pourquoi vous donnez autant d’importance à ces mots. Si vous réagissez, c’est qu’il y a forcément un problème chez vous qui n’est pas réglé.

Les mots qui soignent

Alors, je vous parle des mots qui peuvent blesser mais c’est exactement la même chose pour les mots qui peuvent guérir.

Parfois, certaines personnes peuvent vous parler et ils ont alors « les mots justes ». Mais pourquoi a-t-on l’impression qu’ils ont les mots justes ? Pour la simple et bonne raison, que ce sont les mots que nous attendions au plus profond de nous-mêmes. Ces mots portent en eux une chaleur, une bienveillance car nous sommes prêts à les recevoir.

Avez-vous déjà écrit une lettre de gratitude à quelqu’un ? Si vous ne l’avez jamais fait, je vous le conseille vivement. C’est d’une telle puissance. Je suis sûre que vous avez des personnes autour de vous qui ont beaucoup compté et qui comptent encore beaucoup. Ces personnes peuvent également être parties. Cela n’empêche pas de le faire.

L’idée c’est d’exprimer toute sa reconnaissance à la personne en question. Trouver les mots justes qui lui feront plaisir. Trouver les mots qui retranscriront au mieux les sentiments que vous avez pour elle. Après la phase d’écriture, le mieux c’est de pouvoir lui lire en direct la lettre mais ce n’est pas toujours évident.

Mais c’est tellement puissant.

Ces mots-là peuvent faire évoluer votre relation, l’autre se sentira aimé et apprécié à sa juste valeur. Et finalement, c’est ce que tout le monde recherche… être aimé et reconnu pour sa juste valeur.

Les mots qui entendent et qui comprennent

Dans les relations, la communication ce n’est jamais simple. Mais sans communication, on ne va nulle part. La communication avec les autres, c’est la base de toute relation. Si on n’a pas cela, on ne peut pas avancer.

Mais malheureusement, nous n’apprenons pas à communiquer à l’école. Enfin pas comme il faudrait je pense.

Une tournure de phrase, un sujet mal placé, un ton employé et la personne en face de vous a compris l’opposé du message que vous vouliez faire passer. Uniquement parce que vous n’avez pas su communiquer avec son langage. Avec sa façon à elle de faire. Vous n’avez pas su trouver les mots qu’il fallait. Les mots justes.

La clé dans la communication avec les autres c’est l’écoute. En fait non, il y a 2 clés. L’écoute et l’empathie. Car l’écoute seule, c’est bien déjà mais ça ne suffit pas. Il faut que vous vous mettiez à la place de l’autre. Il faut réussir à comprendre ce qu’il ressent et comment il perçoit les choses. Pour en arriver à appréhender quelle sera son interprétation des mots qu’il va recevoir de vous.

C’est en pratiquant encore et encore l’écoute avec empathie que vous arriverez à mieux connaître les personnes qui vous entourent.

Ainsi, par exemple, si vous savez que vous avez un adolescent « rebelle » à la maison, vous savez qu’il ne sert à rien de le brusquer et de lui imposer quelque chose. Plus vous lui imposerez quelque chose, plus il fera l’opposé. Il faut au contraire, lui laisser le choix, lui soumettre l’idée et c’est lui qui choisit. Tout en sachant également, lui montrer les conséquences de son absence de choix ou de ses choix. Admettons que vous voulez renouer votre relation avec votre fils. Vous souhaitez faire une activité avec lui. Partant d’une bonne intention vous lui dites « Ça me ferait plaisir de faire quelque chose avec toi, tu veux faire un ciné ? » il y a de forte chance qu’il réponde par la négative. Choisissez bien vos mots !

« tu veux » est déjà assimilé dans sa tête à une sorte d’obligation. A laquelle il ne VEUT pas se plier. Ensuite, « tu veux faire un ciné? » est une question fermée. Un rebelle, si vous lui posez une question fermée, il va répondre non. C’est dans sa nature, c’est sa manière à lui de se protéger. Ce sont les mots qu’il utilise.

En revanche, si vous utilisez des mots comme « ça me ferait plaisir de faire quelque chose avec toi, qu’est-ce qui te ferait plaisir ? », vous aurez sûrement plus de chances d’avoir un résultat positif.

Voyez-vous ici la puissance des mots que vous utilisez ? Dorénavant, pratiquez l’écoute avec empathie et adaptez vos mots à vos interlocuteurs.

Les mots et moi

Tout ce que je viens de dire pour votre façon de parler, c’est aussi valable pour votre discours envers vous-même.

Alors soyez attentif à la manière dont vous vous parlez !!!

J’en parle plus en détails dans la vidéo sur « Pourquoi faut-il tuer Robert ? » et je vous invite à la regarder également.

Conclusion

Pour résumer ce que vous devez faire :

Surveillez vos mots. Adaptez vos mots aux personnes à qui vous parlez. Soyez prudents. Soyez sensibles.

Et si vous blessez quelqu’un alors que ce n’était pas votre intention, demandez pardon.

Essayez de comprendre comment fonctionne l’autre pour avoir plus d’impact positif dans sa vie.

Pratiquez encore et encore l’écoute avec empathie.

Et surtout, changez votre façon de vous parler 🙂

 

Crédit Photo Amador Loureiro sur Unsplash

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